Séisme au Maroc : Quelles solutions pour limiter les dégâts ?

by Agexis | 15,Jan 2024 | Actualite | 0 comments

Suite à un tremblement de terre catastrophique au Maroc, dont la magnitude s’élève à 6.8, les satellites ont rapidement établis des cartes du pays. Ces cartes sont d’une grande importance et sont vitales pour les secouristes pour atteindre les villages, les bâtiments, ainsi que les infrastructures touchées ! Ces dernières ont montré de grands dégâts des milliers de familles ont perdu leurs habitations détruite ou endommagée par le séisme.

En fait, la question qui se pose quelles sont les solutions qui permettent de prévenir ou de limiter les dégâts dans le futur ?

Quels sont les normes parasismiques marocaines dans la construction des bâtiments ?

Les normes parasismiques sont d’une importance cruciale dans la construction car ils permettent de préserver la vie des humains en cas de tremblement de terre. Cependant, il existe des structures, en particulier dans la vieille médina ainsi que les villages qui ne répondent pas à cette exigence. Ainsi, la secousse qui a frappé le Maroc dans la nuit du 8 septembre 2023 a eu un impact significatif sur ceux-ci.

De plus, il y a une multitude de monuments historiques dans la région d’Al Haouz. L’intensité de ce séisme a eu un impact sur ce patrimoine bâti.

Au Maroc, le Règlement de construction parasismique appelé « RPS 2000 » a été validé en février 2002 par le décret n° 2-02-177. Il vise à réduire les dommages matériels et humains causés par les tremblements de terre.

Depuis 2002, les architectes, les bureaux d’études techniques et les bureaux de contrôle ont adopté le règlement lors de la conception et de la construction des ouvrages et bâtiments. Il est recommandé de réviser régulièrement ce règlement pour tenir compte des avancées scientifiques dans le domaine du génie parasismique.

En 2013, le RPS 2000 a été révisé en partenariat avec le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la politique de la ville et l’Université Mohammed V de Rabat, dans le but de rendre son application plus facile. Ce règlement s’appliquera à toutes les constructions sur le territoire, à l’exception des constructions construites selon des méthodes traditionnelles qui utilisent principalement la terre, la paille, le bois, le palmier, les roseaux ou des matériaux similaires. Aussi, ce règlement ne concernera pas les bâtiments même ceux professionnels dont la superficie totale est inférieure à 50 m2.

Solutions performantes et non coûteuses pour résister au séisme

Les architectes ont appris beaucoup des expériences antérieures. En outre, il n’est pas nécessaire de sélectionner un endroit approprié pour reconstruire sa nouvelle habitation après le séisme ! En outre, la reconstruction nécessite des normes urbanistiques minimales. Mais cela dépend aussi de la conscience de la population et de leur volonté plutôt que l’utilisation des matériaux et des techniques avancées. Ainsi, le gouvernement doit aider les entrepreneurs à développer une culture de risque, de faire connaître la population et de disposer de plans de réponse en cas de crises.

En outre, le Bengladesh, qui an une culture de risque élevée, a été touché par le dernier cyclone en novembre 2007, qui a causé 3.500 décès, contre 191.000 en 1991. Aussi, en 2008, Cuba a été touchée par cinq cyclones violents avec seulement cinq décès.

En fait, suite à l’activation du programme d’urgence, la prise en charge des zones les plus affectées sous la présidence du roi Mohamed VI, deux orientations claires deux buts clairs ont été établis :

Reconstruire harmonieusement avec le patrimoine de la région.

La mise en place d’un programme réfléchi et ambitieux pour la reconstruction des régions touchées.

En Revanche, la reconstruction des zones endommagés et dévastés par séisme Al Haouz sera très longue mais aussi pleine d’obstacles et semé d’embûches. En fait, le grand défi sera l’installation d’une ville mieux équipée avec de risques minimales et à moindre coût.

En outre, selon Omar Farkhani, l’ancien président de l’Ordre national des architectes du Maroc. La majorité des marocains n’ont pas les moyens pour payer des architectes ! Ils construisent leurs habitations eux-mêmes ou à l’aide des maçons très peu qualifiés. Ainsi, le résultat est l’obtention de murs fragiles, en briques crues, sans fondations qui s’effondrent à la moindre vibration. Ainsi, il faut penser à des solutions efficaces et non coûteuses.

Reconstruire sur place ou se déplacer ?

Se déplacer ou regrouper la population dans un autre endroit ? Une question qui était toujours proposée sur les médias et les réseaux sociaux !

En outre, la population originaire du Haut D’Atlas disposent d’un lien très fort avec leur territoire et continuent à y habiter malgré les conditions difficiles de la zone géographique. En fait, en se basant sur plusieurs les livres de plusieurs écrivains comme IBN KHALDOUN, l’orientaliste français Jaques Berque et le sociologue Paul Pascon, ces derniers attestent que la région du Haut d’Atlas se caractérise par son mode de vie sédentaire avec plusieurs tribus, cela rend leur déplacement inenvisageable.

D’autre part, Abderrazek Hajri, directeur ONG Migration et Développement affirme que les déplacements forcés ont engendré de véritables drames avec de mauvaises conséquences sociales et économiques, notamment dans le cas de construction de barrages.

La terre crue ou le ciment comme matériaux antisismiques ?

La terre crue possède des propriétés mécaniques intéressantes qui lui permettent d’absorber et de dissiper l’énergie sismique. Les murs en terre crue sont souvent épais et massifs, ce qui les rend plus robustes face aux secousses sismiques. De plus, les constructions en terre crue sont souvent monolithiques, ce qui signifie qu’elles sont construites d’un seul tenant, ce qui réduit les points faibles.

En outre, de côté harmonie avec le patrimoine de la région, on évoque toujours les techniques de construction Traditionnelles du Mosquée de Tinmel qui date plus de 9 siècles. La terre, le bois et les pierres sont les matériaux de construction de base de cette mosquée. Cette mosquée était presque détruite par le séisme et ses images étaient choquante !

En fait, l’architecte Karim Rouissi, l’un des premiers professionnels qui a diagnostiqué l’épicentre, affirme que le problème n’est plus lié aux matériaux de construction vu que les bâtiments en terre et en béton ont subit de grands dégâts. Respecter les normes de construction antisismique grâce à des techniques professionnelle est la vraie solution. Cependant, il faut bien mentionner que les constructions en pierre ou en terre affichent une durabilité beaucoup supérieure à celles en béton. Cela explique le fait, que la terre regagne progressivement sa place partout dans la région.

En fait, le ciment est un matériau de construction largement utilisé et reconnu pour ses propriétés antisismiques. Sa popularité dans les régions sismiques repose sur sa capacité à conférer une grande résistance et stabilité aux structures. En effet, le ciment, lorsqu’il est correctement mélangé et appliqué, offre une solidité structurelle qui peut absorber et dissiper les forces générées par un tremblement de terre. De plus, les techniques modernes de construction permettent d’ajouter des renforts en acier dans le béton, renforçant ainsi sa capacité à résister aux contraintes sismiques. Toutefois, il est impératif de souligner qu’une conception et une exécution adéquates demeurent essentielles pour garantir l’efficacité du ciment comme matériau antisismique. Enfin, bien que le ciment soit un choix judicieux, il est souvent utilisé en combinaison avec d’autres matériaux et techniques pour optimiser la résistance sismique des constructions dans les zones à risque.

Les orientations royales affirment que le ciment sera le matériau utilisé dans la reconstruction des bâtiments. Pour eux c’est le meilleur matériau pour faire face aux risques sismiques.

L’utilisation de matériaux locaux

Selon le témoignage d’un entrepreneur de la région, l’utilisation des galets de sable parvenant de l’oued qui crosse la vallée. En outre, un camion de 4 tonnes coûtera 500 dirhams contre 6000 dirhams pour un camion de gravette de type G1 et G2. Les galets de sable seront utilisés brut et ne nécessitent pas à être concassés.

Economiquement, logistiquement et écologiquement, les matériaux locaux sont beaucoup plus favoris aux matériaux de construction conventionnels. C’est une solution stratégique qui assure un confort thermique et qui préserve l’identité et le patrimoine de la région.

Le BTC (bloc de terre comprimée) et la pierre

Le BTC, ou bloc de terre comprimée, représente une innovation significative dans le domaine de la construction durable. Fabriqué à partir de terre crue, il est compacté sous haute pression pour créer des blocs solides et résistants. Le BTC offre de nombreux avantages, notamment son excellente performance thermique et sa capacité à réguler l’humidité, ce qui contribue à créer des intérieurs confortables et sains. De plus, son processus de fabrication nécessite moins d’énergie que la production de briques cuites, en en faisant une option respectueuse de l’environnement.

Zouhaier Bannani, un ingénieur expert en génie civil, affirme qu’il ne faut pas précipiter le processus de la construction ! Il est indispensable de développer des solutions innovantes et efficaces pour réduire les risques liés au tremblement de terre. Ce dernier recommande l’utilisation de structures modulaires légères de béton de terre ou en BTC (bloc de terre comprimé ou brique) associées à l’acier. Le recyclage des matériaux sur place est conseillé pour réduire le coût, accélérer le processus et pour des raisons écologiques (jeter les débris dans les vallées).

En fait, il existe des techniques qui sont en cours de développement en Europe comme le pisé coulé, ou la construction d’équipements en gabion ou en MPC (mur en pierre comprimée) qui ont été testés sur un bâtiment parasismique et qui étaient pilotés au niveau de l’AMEE (Agence Marocaine d’Efficacité Energétique) à Marrakech, ces derniers peuvent être envisagés pour accélérer la reconstruction.

En ce qui concerne le gabion, il s’agit d’une structure en treillis métallique remplie de pierres, utilisée principalement pour la stabilisation des sols et la protection contre l’érosion. Il est largement employé dans l’aménagement paysager, la construction de murs de soutènement, et même dans la défense militaire.

Et pour finir, il faut bien noter que la reconstruction après un séisme est une tâche complexe qui nécessite une planification minutieuse et une coordination efficace. En outre, les différentes techniques et les différents matériaux nécessitent une validation par les bureaux de contrôle. Aussi, il est indispensable de convaincre les habitants par les techniques ainsi que les matériaux choisis. D’autre part, il faut bien réaliser des études approfondit pour mettre à jour les réglementations antisismiques ainsi que les nouveaux zonages qui incluent les données de ce tremblement de terre dévastateur.

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